
Notre cardinal local a fait sa réapparition dans le jardin. Qui disait que l'hiver tire sur sa fin ?

«Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétion-Ville, traverse toute la presqu’île du sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été totalement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer. »
Il ajoutait que des "petites" secousses récentes étaient peut-être des précurseurs, d'où l'urgence.
Il n'était pas le seul puisqu'on avait le même son de cloche du côté du Bureau des mines et de l’énergie (BME), qui dépend du Ministère des travaux publics en Haïti. «Durant deux siècles, aucun séisme majeur n’a été enregistré dans la capitale haïtienne. La quantité accumulée entre les failles nous fait courir le risque d’un séisme de 7,2 d’amplitude sur l’échelle de Richter. Mieux vaut ne pas en parler, il ne faut pas paniquer. Mais ce serait une catastrophe», avait admis à la même époque, Dieuseul Anglade, le responsable du BME.
Seulement en septembre 2008, il n'y avait pas d'argent en Haïti pour tenter de limiter les dégâts par des actions préventives, notamment sur l'habitat.
Alors on n'a "pas paniqué".
On n'a rien fait.
Et maintenant, on donne par dizaines, centaines de millions de dollars (soyons optimiste et espérons que les annonces se concrétiseront et que l'argent ira dans les bonnes poches). Maintenant il y a de l'argent. Après.
D'où mon sentiment que l'on donne pour de mauvaises raisons.